La Sologamie ou comment se marier avec soi-même

One woman show. | © Sophie Tanner

Le 16 mai 2015 était une journée importante pour la Britannique Sophie Tanner. Vêtue d’une traditionnelle robe de mariée en ivoire, elle s’est présentée à l’église pour son mariage. Comme la coutume le veut, elle s’est présentée là au bras de son père. La quinzaine de filles d’honneur l’attendait avec impatience. Le grand jour est arrivé. Il y a cependant un détail qui peut étonner à ce mariage.
Aucun époux n’est présent ou même épouse n’est présent. Lassé de chercher un amoureux qui n’existe pas, elle a décidé de se marier avec elle-même. Devant sa famille et ses amis, elle récite les traditionnels vœux de mariage chrétiens, en promettant de s’aimer et de se chérir elle-même. Jusqu’à sa mort. Sophie Tanner a donc décidé de mettre fin a son célibat sans pour autant avoir de partenaire de vie. En fait, sa partenaire de vie n’est nulle autre qu’elle-même! C’est ce que les adeptes de la sologanie préconisent. Elles sont de plus en plus nombreuses en Europe et en Amérique à revendiquer la sologamie!
Si un cardinal (son ami) est présent, l’état lui a refusé de reconnaître son union. En fait, il n’existe pas de cadre légal à son geste. Cependant cela n’a pas empêché de ressentir le stress prémariage la nuit précédente le grand jour.

© Sophie Tanner

Les sologames ne sont toutefois pas au goût de tout le monde. Des critiques qualifient ce concept de narcissique, d’égoïste et d’égocentrique, ou de féminisme « qui va trop loin ». Mais Sophie ne se laisse pas atteindre par ses petites piques : « Il y a une grande différence entre la vanité et l’amour de soi. Pourquoi les gens trouvent que c’est la chose la plus inutile que tu puisses faire dans cette société alors que les selfies sont si répandus et que l’apparence n’a jamais eu autant d’importance? Je ne sais pas », raisonne la jeune mariée.
L’évènement s’est terminé autour d’un cocktail sur la plage. « Ce jour-là, je me suis sentie libérée. J’étais heureuse et je me sentais forte avec ceux qui m’entouraient. Les gens n’ont pas besoin de quelqu’un d’autre pour s’accomplir », explique Sophie. Si planifier l’événement toute seule s’est avéré relativement simple, Sophie avoue qu’elle n’aurait pas pu le faire sans le soutien de ses amis et de sa famille. Après avoir invité des personnes sur Facebook, la jeune femme a d’abord craint que les gens ne répondent pas présents. L’ampleur de soutien l’a surprise. « J’étais bêtement contente que tant de personnes de ma famille et mes amis fassent un effort pour être ici et s’investissent pleinement dans cet évènement. Lorsque j’ai appelé mon père pour lui demander de marcher avec moi le long de l’autel, il n’a pas hésité une seconde », déclare Sophie.

Source : cafebabel.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.